La Maison qui glissait – Jean-Pierre ANDREVON

Quelle étrange trouvaille… Ce livre est passé devant moi à l’improviste et m’a intrigué. Je n’ai pas su résister ! Il s’agissait de ma troisième lecture pour le Primtemps de l’imaginaire. 😉

« Un immense fracas réveille Pierre. Le jour pointe, la chaleur est déjà étouffante dans l’appartement minuscule du 13e étage de sa tour de banlieue. Stupéfait, il découvre un panorama insolite en regardant par la fenêtre. Un brouillard poisseux bouche l’horizon, c’est à peine si Pierre distingue l’immeuble d’en face. Le brouillard, avec une telle canicule ? Ainsi débute le cauchemar pour tous les résidents de cette barre HLM soudain coupée du monde, une réclusion forcée qui va contraindre les habitants à s’organiser pour faire face à l’indicible et révéler la vraie nature de chacun. Car le pire n’est peut-être pas dans la brume… « 

Je commence par quoi, déjà, d’habitude ? Ah oui ! La couverture ! ^^ Elle est étrange, non ? Il y a comme des immeubles modernes perdu dans un décor… Pas moderne du tout ! Mais c’est quoi ce truc ? La brume fait vraiment irréelle et surtout, j’ai eu l’impression qu’elle cachait des réponses. Ce qui correspond très bien au livre et au fil de la lecture, on comprend le choix de l’illustration. Et pourtant… Je n’aurais peut-être pas retenu ce décor-là. J’aurais gardé les immeubles la brume, mais à titre personnel, j’ai trouvé que le reste n’était pas le « fond » le plus révélateur. Sans doute parce que ça m’a évoqué (allez savoir pourquoi) un paysage du moyen-âge et que du coup, là, ça ne va pas avec l’histoire. Cela dit, c’est très subjectif et j’aime tout de même cette jolie couverture.
Le résumé m’a intrigué, comme la couverture, comme le roman au grand complet, en fait. ^^ J’avais un peu peur de perdre une bonne part du mystère en court de route, et donc, de mon intérêt. Mais non, pas du tout, au contraire.

Le prologue m’a surprise, et séduite. Il est étonnant, pourtant ! Parce qu’il ne parle… que de l’immeuble. Si, si, je vous assure. On en connaîtra tout ou presque, ce qui est un peu déroutant, assez drôle (de mon point de vue), et aura toute son importance. Il commençait à être long, je le reconnais (parce que bon, l’histoire m’intriguait et je voulais la lire…) mais le prologue a pris fin juste après ce moment-là, donc, pas de problème pour moi.
Le premier chapitre m’a un peu dérouté lui aussi, mais cette fois, parce que j’ai eu des doutes sur l’âge du personnage principal. Il parle du lycée, mais semble adulte ? Heureusement, on apprend assez vite qu’il est professeur : ouf ! Du coup, pas de moyen-âge, un « héros » adulte plutôt ordinaire, et du brouillard… Mais ? Mais ? Où suis-je ? Qu’est-ce qu’il va se passer ? Ces questions ne m’ont pas quitté. À noter que c’est un récit avec de nombreux points de vue, même si Pierre se démarque : il est un peu l’ancrage, tous les jours commencent par lui.
Car oui, le livre se découpe en jours, tout en alternant les points de vue des personnages. Le « relais » est parfaitement identifiable : à chaque changement, le nom est indiqué, et je dois dire que même moi, j’ai réussi à n’oublier personne en cour de route (ce qui n’est jamais gagné d’avance, loin de là…). Le premier jour a un peu traîné en longueur, il est vrai, mais l’intrigue était suffisante pour que je m’accroche, et je ne le regrette pas. Passer cette première étape obligatoire, tout s’accélère et… impossible de lâcher l’ouvrage. Au lieu de se lever, le mystère s’approfondit.
L’ambiance est lourde, inquiétante. Sous fond tamisé de jaune, sous une chaleur étouffante, dans une gangue de… Brume ? ^^ À couper au couteau et où rodent des choses, qu’on ne voit pas, mais que ne donnent absolument pas envie de faire des rencontres, surtout au vu des cris de ceux qui ont tenté la traversée… C’est louche, louche et dangereux, menaçant. On ne sait pas ce qui se passe et les théories des personnages, qui cherchent eux aussi à comprendre (forcément) tombent rapidement pour nous plonger un peu plus dans l’interrogation. On attend que le voile se lève, mais quand il le fait enfin… Ben c’est encore pire. ^^ Je parle des animaux de compagnie qui triple, quadruple de volume ? Des disparations justes comme ça : pouf, sans laisser de trace ? Des bruits de succion derrière les portes ? De l’appartement repeint en rouge ? De l’immeuble qui s’enfonce, sinon ce ne serait pas drôle ? Des insectes ? Des montres, des… ? ^^ Tous les jours, le décor change, et toujours pour le pire. À ne pas lire avant de dormir ! ^^

Bilan ? Je vais encore faire des cauchemars ! Mais je ne regrette pas. ^^ Par contre, il y a quand même quelques fautes, que même moi, j’ai pu remarquer. Des erreurs au niveau des noms des personnages, des âges…

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