Le dieu oiseau – Aurélie WELLENSTEIN

Le dieu oiseau est le premier livre que j’ai attrapé alors qu’il volait, en toute innocence, (enfin…) bien trop prêt de ma caverne. C’était aussi ma première lecture dans le cadre du Printemps de l’Imaginaire. 🙂

« Une îles. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses.Enfin, la nouvelle compétition est sur le point de commencer.

L’occasion pour Faolan de prendre sa revanche.
Sa vengeance aura-t-elle le goût du sang ? »

Je ne vous dirai pas que le résumé m’a intrigué, qu’il m’a poussé à tourner la première page, car en vérité, je dois l’avouer, je ne l’ai lu qu’ensuite (concours de circonstances…). En revanche, la couverture a attiré mon attention, surtout parce qu’elle volait dans un groupe de livres jeunesse et que l’ouvrage ne me paraissait pas à sa place (je confirme).
Elle est sombre, n’est-ce pas ? Cet homme a l’air au bout du rouleau, est-ce une mare de sang à ses pieds ? Et ces oiseaux ? Ils semblent lui sortir du corps… Tout indiquait que cette lecture n’était pas faite pour moi, âme trop sensible, et pourtant, je l’ai ouvert, et même si je risque de faire quelques cauchemars, je ne le regrette pas. Je peux le dire, à présent : l’illustration sied à merveille à son ouvrage, et avec la quatrième de couverture, j’aurais su avec certitude où je mettais les pattes. Du coup, je ne vais pas résumer le l’histoire, c’est déjà très bien fait et il faut garder du mystère. 😉

J’ai senti dès la première page que c’était le genre de récit, qu’étrangement, je pourrais dévorer. Un je ne sais quoi dans la plume, simple pourtant, mais efficace, vraie, sans jolies tournures de phrases inutiles. Je n’aime pas les histoires de vengeance, mais Faolan m’a intrigué, irait-il jusqu’au bout ? Comment « survivre », après avoir vécu ce genre de choses ? Quel est donc ce monde où de telles barbaries peuvent avoir lieu ? Comment les gens supportent-ils ça ? Qu’est-ce qui a amené l’île à cette situation ?
Plusieurs fois, j’aurais eu l’occasion d’avorter ma lecture, mais le héros, son auteure ont sut me surprendre. Je me disais, il va forcément réussir (on sent la lectrice blasée d’avance ?) comment va-t-elle se débrouiller pour que ça semble crédible ? Est-ce que ça le sera, au moins ? Et à chaque fois, les choses ne se déroulaient pas comme je l’aurais cru. Oh ! Surprise ! 🙂
Le dénouement va plus loin encore, il remet tout l’ouvrage en lumière, lui donne un nouveau sens et pousse à la réflexion. J’aurais pourtant aimé en savoir un peu plus sur l’univers, notamment sur ces mystérieux étrangers, l’endroit d’où ils venaient, pourquoi ? Sur le devenir de l’île aussi, et du héros, mais j’ai passé un très bon moment, enfin… Disons que je l’ai lu en deux fois. ^^

J’ai encore du mal à mettre les mots sur ce que m’a fait vivre ce personnage. Faolan est loin du grand héros parfait qui sait tout faire. Il n’a même pas d’aptitude particulière : mal nourri, torturé, brisé, ce sont ses blessures qu’il change en armes. Le petit truc qui ne paye pas de mine, tout au fond ? C’est lui. Personne ne parierait dessus, mais il a l’habitude de la souffrance et une impressionnante rage de vivre. Bon, j’ai cru qu’il allait mal tourner, plusieurs fois… ^^ Il faut dire qu’on finit par se demander si ce qu’il voit est réel, ou s’il n’est pas complètement fou. Il n’est pas tout blanc, mais il est crédible, il a éveillé ma curiosité, et j’ai continué à galoper derrière lui sans pouvoir m’arrêter.
Torok ? Brr… Il a tout du monstre ignoble et assoiffé de sang. Le contraire de Faolan : grand, musclé, surentraîné, cruel, arrogant, un goût prononcé pour la torture, la violence, les menaces, la duperie (ça commence à faire…) Et pourtant, on doute quelques fois. Est-il aussi sombre qu’on veut nous le faire croire ? Oui, non, oui, non… Je cherche encore… Finalement, n’est-il pas juste une victime de plus ?

Bilan ? Un livre surprenant qui restera longtemps dans ma mémoire. J’ai du mal à le croire moi-même, mais je risque fort de suivre son auteure…

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